En tout cas, ce n'est pas parce qu'un varois se pose des questions sur des privatisations de liberté mal proportionnées, en râlant, certes, qu'il s'amuse à postillonner au nez de ses parents...
Mais, sincèrement, je reste sceptique sur cette argumentation qui tendrait à dire que les gens ont pris conscience de la chose courant Octobre et se sont mis à faire attention d'eux même. C'est pas une impression flagrante quand on regardait autour de soi. Surtout que la reprise et la redescente de la courbe semble assez similaire d'un pays à l'autre. La grippe, elle augmente en hiver et redescend, sans changement de comportement de la population. Personne ne sait l'expliquer précisément, et j'ai donc un doute qu'on trouve ici une explication sur un virus qu'on connaît encore moins que la grippe.
Donc, pour répondre à @fab sur une interprétation que je peux faire, c'est qu'on court après le virus. Mais jamais devant. Ça donne l'impression d'agir et d'avoir un contrôle sur la chose, ce qui suffit à nous rassurer un peu. Ça limite aussi, c'est vrai, la casse dans le système hospitalier sous financé, mais sans volonté apparente de le refinancer. Et, malheureusement, peut-être, ça suffit aussi à ce qu'on justifie le bien fondé de décisions liberticides non proportionnées à la situation, mais qui profitent à certains.
On a fini par trouver normal qu'un état, pas très vaillant, ait le droit de nous interdire d'aller à plus d'un km de chez soi. Avec pour seule justification qu'on est trop con pour faire ce qu'il faut. Ou que le peuple est trop con, ce qui est pire. Ceux qui se sont battus pour toutes nos libertés les siècles passées doivent se dire que tout ça est bien fragile.
Mais le pire pour moi (je précise, pour moi) ce n'est pas tellement qu'un état profite d'une situation pour assoir son autorité en ménageant sa popularité tout en favorisant certaines puissances, ça, c'est l'exercice du pouvoir. Mais qu'un dictat populaire défendent ces pratiques sans se rendre compte de leur importance, ou, pire, en s'en rendant compte mais en détournant le regard, ça, ça m'inquiète plus. Globalement, si l'état n'est pas à la hauteur de la situation, nous ne le sommes pas non plus.