Préparation mentale

hé hé. C’est une technique mentale de « cé pas d’ma faute ».

Bah j’en doute… je progresserais pas en natation ou Cap si c’était ça.
J’ai l’impression plutôt de ne plus avoir assez de moral pour me mettre dans le rouge. Je sais maintenant que ça passe en gérant, sans trop souffrir. Alors qu’avant, quitte à souffrir…
Mais c’est pour ça que je parle de mental. Est-ce que ça se travaille d’avoir la motivation de se faire mal, très mal? Ou est-ce que c’est juste une connerie à ne pas faire?

Tu as atteint un âge où ton cerveau te dit que ce n'est pas utile/sain de te faire mal/mettre (inutilement) en danger peut être... L'instinct de préservation quoi.

Bref t'es devenu vieux mais tu l'ignores encore :wink:

J'aime encore pousser sur les pédales, sentir les pulsations monter et avoir (un peu) le coeur dans les oreilles mais je me rappelle à l'ordre inconsciemment plus vite qu'avant (et si je pétais une durite à faire le c.n...).
Pareil pour le risque. Il y a la mémoire des chutes passées et la connaissance des douleurs induites et le fait de ne pas "devoir tomber", parce que conséquences sur le taf (par extension directe, dans mon cas au moins, sur les revenus), la santé. Encore plus en ce moment.

Bref j'suis vieux aussi :wink:

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Pour moi quand il s’agit d’engager dans du passage technique, c’est la repetition qui me permet d’acquerir la confiance. Plus tu fais du technique plus tu es a l’aise. Donc quand un truc est legerement plus difficile, si tu as assez de pratique, ca passe mentalement.
Sur les sauts c’est flagrant pour ma part, plus j’en fais, moins j’ai peur. Comme par chez moi, y en a pas des masses, du coup j’ai bcp perdu dans ce domaine.

Voui C’est un peu là où je voulais en venir. Ca voudrait dire que c’est le mental qui te limite ou te fais travailler différemment. Ce qui peut créer une mauvaise gestion de ses activités ou objectifs.
Donc, en parlant de préparation mentale, est ce qu’il y a des préparations qui tiennent compte de ces situations et aident à les dépasser en sécurité si c’est possible, ou d’en tenir compte et apprendre à les gérer?
Est-ce qu’il faut s’écouter ou se sortir de sa zone de confort? Quand et avec quelle motivation ?
Des programmes, des techniques, des astuces mentales, on en trouve un paquet sur le net, mais elle ne me paraissent pas toujours adaptées à ces contraintes mentales de l’âge et de l’environnement.

As-tu nécessairement besoin de souffrir pour te faire plaisir à vélo ? as-tu nécessairement besoin de progresser pour te faire plaisir ?
Et une sortie le nez au vent tranquillou, ça ne fait pas l’affaire ?

Oui le cerveau mémorise tous les trucs où tu t’es fait mal : par exemple depuis que je me suis cassé deux vertèbres sur un obstacle en bois, je suis tétanisé sur un truc en bois qui fait plus de 20 cms de haut.
Donc plus tu vieillis, plus ton cerveau a enregistré des trucs qui font mal = plus tu deviens prudent.

C’est sûr que rien ne vaut la pratique sur le terrain avec qqun qui te montre : tu suis un bon, tu progresses. Tu roules seul, ben tu te maintiens, au mieux.

Merci pour vos réponses, mais je ne cherche pas à résoudre mes pb ici hein :wink: . Je voulais juste essayer de répondre à la question de @crystel de départ.
Une préparation mentale qui m'intéresserait ne serait pas forcément accès compétition ou performance, mais progression, en tenant compte de mes ambitions/age/peurs. Par exemple, j'ai une copine qui fait de la préparation mentale pour VTTiste, et qui me dit d'essayer de mettre en place des "routines" mentales, afin de te mettre en situation avec le bon état d'esprit. Bon, clairement, seul, je ne saurais jamais faire, trop abstrait. C'est là je suppose qu'un "coach" doit pouvoir aider, dans la technique mentale.

Sinon :

Oui, oui et non. Sinon, je serais sur un VTTAE. ( :vttclin: )

Vu qu'on en parle, j'y ai un peu réfléchi cette nuit. En fait, je n'ai pas vraiment peur des difficultés. N'ayant pas l'ambition d'aller faire la Rampage, je me contente de passer là où je sais que ça passe. Par contre, les bobos que j'ai eu, ils se sont tous faits sur des chûtes à la con, sur des passages faciles à très très faciles (style une dfci autoroute en montée). C'est plus la chute improbable, mais qui arrive, qui m'embarrasse l'esprit. La gamelle imprévue que je ne verrai pas venir, qui arrive une fois sur 1000, mais 1000 sorties on y arrivera.

Pour la technique oui. Pour de l'entrainement physique aussi, mais ça veut bien dire qu'il y a une part de mental qu'un coach doit pouvoir t'aider à mettre dans le bon sens pour pouvoir, justement, progresser aussi tout seul.

Merci pour ces différentes pistes de réflexions.
Je vous rejoins un peu dans toutes vos interrogations.
Je chute très rarement en VTT, j’ai l’impression que je suis toujours sur la réserve. En descente, si j’y vais c’est que je sais que ça passe. Clairement le mental me bloque ( ou me protège!).

ça me rappelle le premier BoisNoirsNet. La journée avait été un poil roulante, sans grand intérêt technique niveau descentes. L’après-midi était déjà pas mal avancé, je commençais à être un poil fatigué. Je ne sais pas pourquoi mais des fois, dans cet état, je me lâche plus en descente, alors que je devrais au contraire être plus prudent.

On s’arrête et Eric le GO annonce une descente comme on aime avec du single technique/ludique. Je me dis « ah enfin, y’en a marre des grands chemins ! je vais me coller derrière Francky et je ne le lâche pas, coûte que coûte, je copie ce qu’il fait et je ne lâche sous aucun prétexte » et ça part GOOOOO !
Pendant un bon moment, je le suis à une distance à peu près stable qui me permet d’avoir un bon visuel, ça va vite, très vite pour moi, mais je ne fais que passer où il passe en copiant trajectoires et gestes. ça marche, il ne me met pas un vent, je reste concentré.
Et puis arrive une grosse dalle rocheuse, où d’où je suis on n’a aucune idée de la hauteur derrière ni surtout de la zone d’atterrissage (il y a beaucoup de blocs de rochers un peu partout). @francky ne ralentit pas (enfin d’où je suis ça n’est pas visible), et zoooup il saute et continue. Dans ma tête, c’était juste impossible d’arriver à cette vitesse sur un truc inconnu et de me lancer, j’ai freiné, contourné, perdu 200 mètres, c’était mort pour la suite.
En bas « comment t’as fait pour te lancer sur la dale alors qu’on ne savait pas si c’était miné derrière ? »
Réponse : « ben c’est facile, quand t’es en haut, tu vises »

Ce truc là est resté dans ma tête comme une barrière qui me semble toujours impossible à passer : que se serait-il passé si une fois sur la dalle il n’y avait pas eu de trajectoire derrière ? à cette vitesse s’arrêter était juste impossible.

Dans le même genre, on a tous plus d'une fois était surpris par un obstacle, mal vu/jugé ou qui déboule au détour d'un virage. Et on a tous du avoir le réflexe (de survie :wink: ) de ne pas réfléchir et de tirer sur le cintre (ou autre) et dans la majorité des cas, pour moi au moins, ben c'est passé. Chance ? Pas de temps de réflexion/cogitation qui fait renoncer ?

Donc c'est sûr que c'est d'abord dans la tête. Mais il est bon aussi de s'en servir, sauf à aimer se faire mal...
Après, la répétition des gestes, l'augmentation des difficultés permettent d'élever le niveau (heureusement !) et de mettre en confiance, jusqu'à arriver à son palier.
Si une chute survient, on repart de plus bas avec les appréhensions qui vont avec.

@Carbone, suivre Franky, inconscient va ! :smiley:

la reponse est là.

cette dale, elle était au début non ? :stuck_out_tongue_winking_eye:

Dans ma mémoire elle était déjà d'un morceau conséquent où j'avais réussi à garder le contact :stuck_out_tongue_winking_eye:
Je me souviens de la discussion après et de ta réponse :rofl: :open_mouth:

[effacement du message : j’étais maladroitement en train d’évoquer une quelconque inconscience. ça devait pas être approprié à cette situation]
Nouvelle version du message : mentalement, il m’est impossible de réaliser une trajectoire technique pleine balle si je n’ai pas tâté le terrain au moins une fois avant.

La différence est surement dans la vitesse de jugement : j'étais pleine balle mais Francky sûrement pas :wink:

Moi aller vite sur un terrain inconnu c’est juste pas possible pour moi. Et aller en aveugle sur une difficulté qui a l’air consequente, c’est tout simplement impossible.
C’est pour ca que l’enduro a vue, n’est pas fait pour moi.

Si j’ai bien compris, il y a toujours au moins un local de l’étape qui met une douille à tout le monde. Prime à la connaissance du terrain. ça me parait normal de pas pouvoir aller pleine balle en aveugle. Est-ce que c’est mental ou physique ? Si physiquement pas de visi, comment se permettre d’aller pleine balle sans être devin?

oui mais Francky n’était pas le local, quant au fait qu’il soit devin … j’ai des doutes
:vttsmile:

Il a cette capacité à aller vite en improvisant.

EN course moto aussi, un type capable d’aller vite longtemps sur un Dakar (terrain inconnu sans reco) ne fait pas appel aux mêmes capacités qu’un pilote de grand prix qui va connaître le moindre cm2 de la piste.

Si c'est une descente prévue pour le VTT, c'est que tout passe. Pour @francky ou @Chaneyvroum :stuck_out_tongue: . Quoique pour @Chaneyvroum, même si c'est pour les chamois, ça passe aussi. Ou pas, mais j'ai l'impression que ça ne l'inquiète pas... :wink:

Oui et non.
Dans le cas ou c’est un chemin historique c’est pas forcement prevu pour le VTT a la base donc les surprises peuvent arriver.
Ensuite sur un chemin fait pour le VTTc’est un peu different. Disons que tu peux avoir une surprise aussi, du genre un beau drop de 3m au milieu. Mais disons que c’est different, si le chemin est homogene au niveau difficulté c’est effectivement plus simple de maintenir du rythme dedans.
Meme si je deconseillerais fortement d’aller pleine balle sur une double noire de Whistler sans faire une reco avant.

Nan mais c’était pour rire hein !
Pour moi c’est le contraire, un chemin prévu pour le VTT m’inquiète plus, avec souvent des passages qui nécessitent de la vitesse pour bien passer.

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