Présentation du Gévaudan-net – 10 au 13 septembre 2026
Un peu de géographie...
Le Gévaudan.
Géographiquement, cette ancienne province française, ce « païs », correspond pratiquement à l’actuel département de la Lozère – pour les plus curieux, plus d’infos ici – numéro 48 pour les amateurs de codes postaux
. Et il fait partie de la région Occitanie,
C’est le département le moins peuplé de France, moins de 80000 habitants et il est couvert à plus de 40 % par la forêt.
Ses points les plus élevés sont le pic de Finiels, sur le plateau du Mont-Lozère (1 699 mètres) et le mont Aigoual (1 565 mètres), tout deux situés au sud de celui-ci.
Le Gévaudan même correspond à la partie Nord-Est du département et son point le plus élevé est le Signal de Randon à 1551m. C’est donc un milieu de moyenne montagne.
Entendre ou lire son nom le fait souvent aussitôt et inconsciemment être associé au mot « Bête ».
...Et d’histoire
La Bête du Gévaudan.
(source : Bibliothèque nationale de France)
Ce seul nom évoque, depuis le milieu du XVIIIème siècle, une courte période de terreur paysanne qui s’est déroulée sur ces terres. Aujourd’hui encore, il reste connu de la France entière et certainement un peu au-delà, même presque 3 siècles après les faits sanglants qui ont eu lieu.
Entre 1764 et 1767, ses attaques feront une centaine de victimes et donneront lieu à de multiples articles de journaux qui ajouteront le sensationnel et l’épouvante au drame et à la peur (la presse people avant l’heure en somme…). L’église ne sera pas en reste et parlera de châtiment divin, la peur là encore. Et la royauté ajoutera sa touche au tableau, pour prouver à ses sujets que rien n’est en mesure de lui résister, pas même un ou plusieurs loups invisibles.
Le trium virat infernal !
Là encore pour les curieux, les articles sur la toile et la littérature abondent sur le sujet (pour les amateurs de C’est pas sorcier, un résumé par Jamy
. Et quelque chose de plus complet aux archives départementales du Puy de Dôme).
A ce jour, la lumière n’a jamais été totalement faite sur ces évènements meurtriers. Le temps passant, pas sûr qu’elle puisse l’être un jour...
Le camp de base
L’histoire de France fait qu’étrangement, nous logerons - et roulerons quasi exclusivement - en Haute-Loire.
Juste après la révolution française, en 1790, le découpage du pays en départements a détaché le canton de Saugues du Gévaudan et donc du nouveau département de Lozère pour le rattacher à celui, forcément nouveau aussi, de Haute-Loire.
(licence Marmelad, CC BY-SA 2.5 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5, via Wikimedia Commons)
Nous logerons à Saugues même mais nous serons tout de même, géographiquement, au cœur du territoire de chasse de la Bête, la majorité des attaques s’étant déroulées à l’ouest du village, entre celui-ci et le Mont Mouchet.
Nous ne roulerons donc pas en Lozère mais pleinement en Gévaudan !
C’est le gîte communal de la ville qui nous accueillera (plus de détails plus bas...).
L’esprit
En tant qu’organisateur, j’ai souhaité ce randonet accessible et axé sur une découverte des lieux. Trop de randonets passés, même si très bien question vtt, m’ont laissé un goût de trop peu sur les endroits parcourus et un sentiment d’avoir juste consommé du sentier.
Il sera donc un mix entre le bucolique, le touristique et le physique, la région se prêtant plutôt bien aux 3. Le calme, le grand air et les paysages constitueront un autre trio sympathique.
Les sorties seront assez raisonnables, environ 50km/+1200m/5 à 6h, mais ne pas s’y tromper elles seront aussi consistantes. Elles nous permettront d’avoir et de prendre du temps pendant celles-ci et au retour, de ne pas rentrer totalement fatigués et enfin d’échanger sur et en dehors du vtt. S’y adjoindront aussi quelques visites, historiques et gustatives, histoire de s’imprégner des lieux.
En somme, ce sont 3 jours de convivialité qui sont prévus.
Ce randonet sera aussi l’occasion de faire l’Assemblée Générale de Vttnet le samedi soir. Une autre raison pour ne pas rentrer à pas d’heure totalement cuits...
Les circuits
A chaque randonet est systématiquement prévu plusieurs niveaux de sortie. Cette fois, un sondage printanier des potentiels participants nous a permis d’affiner les sorties possibles pour n’en proposer que trois. Au besoin quelques traces plus légères (et aussi plus dures s’il y a des amateurs) seront disponibles...
La région n’est pas le nirvana des singles mais elle permet tout de même de pratiquer du vrai vtt (laisser l’enduro à la maison et venir avec un vtt plutôt orienté XC...), elle est aussi suffisamment accidentée géographiquement pour nous en faire baver, ça monte souvent et ça pique les mollets...
Le groupe pressenti semblant assez homogène, voici le programme du séjour, arrêté mais adaptable :
Jeudi 10 septembre
Accueil des participants au fil de la fin de journée.
Suivant les heures d’arrivée, visite du Musée Fantastique de la Bête du Gévaudan, à Saugues même (durée 40mn).
Vendredi 11 septembre – Jour 1 – La Margeride
Une entrée en matière plutôt légère et digeste.
Nous commencerons le séjour par une courte incursion lozérienne en « descendant », par pistes et bois plein sud vers le Sauvage. Le dénivelé positif restera raisonnable et les pourcentages rencontrés le seront aussi. Une sortie idéale pour se mettre en jambes.
Au retour, prévoir de garder un peu de jambes pour une visite récupératrice...
Samedi 12 septembre – Jour 2 – La Bête
Cette fois cap à l’ouest pour le plat principal du week-end, bien qu’un peu moins épicé que sa version première, trop piquante.
La sortie sera découpée en deux parties, une première montante, qui nous mènera au sommet du Mont Mouchet, en passant par le monument de la Résistance, à presque 1500m d’altitude, puis une descendante pour le retour.
Du pourcentage exigeant mâtiné d’un peu de poussage et de pierres, bois et pistes seront au menu du jour. On pourra se faire facilement mal en haussant le rythme…
Sur la pause déjeuner, quasi pile au milieu de la sortie, la journée sera complétée par une visite libre du musée de la Résistance du Mont Mouchet, au printemps 1944 le maquis qui s’y était implanté constituait alors l’un des cinq plus importants de France ( Le maquis du Mont Mouchet | Chemins de mémoire ).
Il faudra aussi garder un peu d’énergie pour l’AG annuelle du club et le restaurant prévu à l’issue...
Dimanche 13 septembre – Jour 3 – l’Allier
Pour ce dernier jour, nous partirons au sud-est vers les gorges de l’Allier. La sortie sera courte, pour permettre à ceux qui viennent de loin de rentrer à des heures raisonnables, mais elle sera dense, presque 600m de dénivelé pour une vingtaine de kilomètres. Il y aura de quoi se mettre dans le rouge et jeter ses dernières forces jusqu’au retour sur Saugues…
Les alentours
Pour les éventuels accompagnants qui voudraient visiter la région, il y a de quoi faire, côté Haute-Loire comme côté Lozère et même Cantal. L’Office de tourisme de Saugues saura vous aiguiller...
Inscription
DATE LIMITE D'INSCRIPTION : 31 juillet 2026 (pour des raisons de réservation du gîte).
Passé cette date, ce sera en fonction des places encore disponibles au gîte, sinon il y aura le camping comme agréable option de secours....
Pour s'inscrire, c'est par ici...
INSCRITS AU 25/06 :
Deux formules possibles
Chaque participant doit être membre de l’association et à jour de cotisation. Si ce n’est pas votre cas, le formulaire d’inscription au randonet vous permettra en plus d’adhérer.
Le séjour se décline suivant 2 formules :
- 2 jours, du jeudi soir au samedi après-midi ou du vendredi soir au dimanche après-midi, pour 98,00€
- 3 jours, du jeudi soir au dimanche après-midi, pour 140,00€
Il comprend :
- l’hébergement en pension complète,
- les ravitos pour les journées de roulage,
- les visites programmées,
- le repas au restaurant du samedi soir (exceptée la formule 2j du vendredi/samedi).
Il ne comprend pas :
- les boissons prises au restaurant
- les draps, non fournis par le gîte (lit 1 place classique 90*190cm). Le plus simple est de venir avec un duvet...
Accès
Saugues est situé entre Brioude et Langogne et à l’ouest de Le Puy en Velay.
En voiture
On pourra organiser dans ce fil de discussion les possibilités de covoiturage...
Via l’A75 en venant du nord ou du sud-ouest, compter ensuite 40mn de départementales.
Un peu plus de nationales et départementales en venant de l’est/sud-est.
En train
Saugues en vélo depuis les gares :
- du Monistrol-d’Allier : 13km
- de Langeac : 22km
- de Le Puy en Velay : 43km
- de Langogne : 44km
Ligne Clermont-Nîmes (et Aix en Provence) ou l’inverse depuis le nord ou sud,
Ligne Lyon-Le Puy en Velay depuis l’est.










